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Le blog de strip-tease-l-emission.over-blog.com

Interview de Anne Marie Avouac, réalisatrice de "America, america"

20 Janvier 2011 , Rédigé par strip-tease-l-emission.over-blog.com Publié dans #info

Propos recueillis le mardi 27 juillet 2010 par Florence Porcel et publié sur http://culture-en-vrac.over-blog.com.

 

http://strip-tease.france3.fr/IMG/arton17222.jpg

 

Vous avez réalisé "America America", dans lequel vous suivez plusieurs Français  hauts en couleurs expatriés aux Etats-Unis. Comment trouve-t-on de si bons "clients" ?

J’ai moi-même vécu à Philadelphie cinq ans, et c’est comme ça que j’ai rencontré petit à petit tous les personnages qui sont dans le film.

 

Comment est arrivé ce projet ? Comment en sont-ils arrivés à accepter cette aventure ?

Je les ai rencontrés d’abord séparément. J'ai connu le grand-chef parce que j’étais allée à une démonstration de sa cuisine, et on a sympathisé par la suite. J'ai rencontré Chantal dans un club de Français expatriés. Petit à petit, j’ai vu que tous ces gens se connaissaient, et c’est comme ça que j’ai commencé à réfléchir à ce projet de suivre plusieurs Français expatriés aux Etats-Unis. Quant à leur accord, ça s’est fait très facilement : je leur ai proposé le projet, et ils étaient tout de suite très enthousiastes.

 

Y a-t-il eu des essais ?

Je les filme d’abord avec ma petite caméra : un petit portrait sur une journée, images que je montre ensuite à la production. Et ensuite je construis l’histoire que je vais réaliser.

 

Parce que c’est scénarisé en amont ?

Non, ce n’est pas scénarisé, mais on discute avec les personnages. On ne va pas filmer non plus n’importe quel évènement, on voit ce qui est intéressant. Par exemple quand Chantal m’a dit que son frère allait venir, je me suis dit que c’était intéressant d’avoir une équipe. Quand Georges Perrier m’a dit qu’il avait un rendez-vous à Las Vegas pour ouvrir un restaurant, je me suis dit qu'il fallait absolument qu’on soit là. Donc rien n’est convenu à l’avance, mais on voit avec les personnages ce qu’ils ont prévu et ce qui pourrait être intéressant dans l’histoire.

 

Vous parlez de personnages, alors que ce sont des personnes, à la base, c’est rigolo...

C’est vrai que j’en parle un peu comme si c’était une fiction, mais ce sont des gens avec qui je suis restée très liée, en fait. Chantal m’a appelée il y a deux jours pour prendre des nouvelles, Georges Perrier aussi, donc…

 

Comment ont-ils tous accueilli le montage final ?

Très bien. Ils sont vraiment comme ça dans la vie, les réactions ont été très positives. Ils étaient très contents du film.

 

Combien de temps prend un tournage de ce genre ?

On a tourné sur un an et demi à peu près, et j’avais 70 heures de rush, ce qui n’est pas énorme. On a dû tourner en tout et pour tout deux mois, à peu près. Mais pas en continu, parce qu’il y a eu des tournages en France, à Philadelphie, où l’équipe de tournage a rencontré plusieurs fois les personnes du film.

 

Comment ça se passe, dans le choix des sujets ?

Ce ne sont pas des commandes. C’est le réalisateur qui propose des sujets, qui rencontre les personnes, et qui ensuite soumet l’idée à la production. Ce ne sont jamais des commandes.

 

Depuis quand travaillez-vous sur Strip-Tease ?

Depuis une quinzaine d’années.

 

"America America" est un sujet très bling-bling. En période de crise, n’est-ce pas un peu indélicat de la part de la production d’avoir choisi cette rediffusion précise, ou bien est-ce plutôt pour faire rêver les gens ? Qu’en pensez-vous ?

Je pense que c’est plutôt pour apporter du rêve. Ce sont des personnes qui ont réalisé leur rêve américain à eux, et ils sont heureux comme ça. Evidemment, si j’avais tourné ce sujet en temps de crise l’an dernier ou cette année, il aurait été complètement différent. Georges, le mari de Chantal, qui est un grand médecin, a pris une année sabbatique pour aller à Haïti opérer gratuitement pour une ONG. Chantal s’est lancée dans la peinture et elle va exposer dans une grande galerie à New York. C’est sûr que si j’avais fait le film maintenant, il aurait été différent. Georges Perrier a fermé un restaurant et il en a ouvert un autre. Le fils de Chantal a été embauché dans l’entreprise avec laquelle il passe un entretien, depuis il a changé de boîte, maintenant il est à New York, et il a repris des études, toujours dans la recherche, en tant qu’ingénieur. Il est très content, ça se passe très bien. Je reste toujours en relation avec mes personnages, qui deviennent des amis. Et j’aimerais bien faire une suite – mais ça on verra...

 

 

America America 1: Amour, Gloire, Beauté

 

America America 2: Un monde presque parfait

 

America America 3: Mon frère s'appelle Raymond

 

America America 4: le mariage de Cendrillon

 

Que deviennent Chantal et Georges ?

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